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L’ACCOMPAGNEMENT

Vous voulez en savoir plus sur ce qu’est l’accompagnement ?
Vous vous demandez si ce dispositif peut vraiment vous être utile ?
Vous trouverez les réponses à vos questions ci-dessous.

L’accompagnement fait partie de la définition de l’éducation. Eduquer, c’est instruire et accompagner. Instruire pour transmettre la culture commune au petit d’Homme et accompagner pour lui permettre de créer du sens lui permettant de construire sa place dans le monde. Pour être un humain éduqué et se sentir relié au groupe, on a besoin des deux.

Quand on se forme en Sciences de l’Éducation, on peut se spécialiser dans la formation et agir afin de transmettre le savoir aux nouvelles générations. Et favoriser ainsi leur reliance à un corps professionnel. On peut également se former à l’accompagnement des ressources humaines, devenir un professionnel du coaching et du consulting, pour intervenir dans la création de sens et le processus d’émancipation de chacun. C’est dans ce domaine précis que j’ai validé mon master.

L’accompagnement est une relation éducative, permettant de stimuler le processus de changement des humains, afin qu’ils adviennent à autre chose : d’autres idées, d’autres grilles de lecture, d’autres façons de se positionner, d’autres façons d’agir et de s’illustrer dans le monde.

L’accompagnement est une occasion à saisir pour s’émanciper, exister autrement, se mettre en projet de façon signifiante pour soi et pour les autres.

L’accompagnement peut s’appeler “coaching”, mais il diffère clairement de la posture commune du coach traditionnel “orienté solution et résolution de problèmes”.

L’accompagnateur ne vise pas la performance, la rationalisation des pratiques et des comportements, il ne cherche pas à atteindre des objectifs fixés d’avance et ne se positionne pas comme étant celui qui sait à votre place ce que vous devez faire.

Il est l’ami critique qui stimule votre réflexion, bouscule vos certitudes et contient votre cheminement, pour que vous puissiez construire du sens nouveau. Du sens qu’il ne vous souffle pas, qu’il ne contrôle pas, qu’il ne norme pas, qu’il ne limite pas…

L’accompagnateur n’est pas un expert qui vous dit quoi faire.

L’accompagnateur est un ami critique, qui vous pose les bonnes questions, vous donne des interprétations et des pistes de réflexion dont vous pouvez vous saisir (ou pas…) pour réenvisager votre situation sous d’autres angles et prendre vos propres décisions.

L’accompagnateur est un éducateur, au service de l’émancipation, l’autonomie et l’esprit critique de son client.

Il ne se soucie pas de le rendre plus performant et plus conforme à un idéal quelconque, mais au contraire, à stimuler son désir d’exister au-delà des déterminismes ordinaires et du prêt-à-penser ambiant.

Les psys utilisent leur grille de lecture de thérapeute pour travailler le moi, l’intériorité du patient. Ils interviennent avec une posture de soignant, dans la relation d’aide, en visant le mieux-être de l’autre.

Les accompagnateurs sont des éducateurs. Ils utilisent toutes les grilles de lecture de Sciences Humaines pour travailler autour du processus existentiel. Ils interviennent avec une posture éducative, dans une démarche visant à parier sur les possibles de l’autre. Ils visent le bien-être de leur client, tout en travaillant autour de l’acceptation du mal-être inhérent à la démarche de changement et à l’acceptation de la juste contrainte.

Il s’agit de deux postures différentes, avec des missions et des enjeux qui ne peuvent se superposer.

J’ai travaillé de longues années en tant que formatrice. Auprès de toutes sortes de publics en souffrance, des exclus, des marginaux, des jeunes délinquants…Mais aussi des chefs d’entreprise, des chômeurs désireux de passer les concours de l’administration, des professionnels de l’éducation. Souvent, j’ai été confrontée à des difficultés d’apprentissage, des blocages, des entraves psychiques qui empêchaient mes stagiaires d’avancer, de changer et de grandir. Je ne comprenais pas ce qui se jouait, ni ce que je pouvais faire pour que leur situation puisse évoluer. Cette incompréhension permanente est devenue source d’une grande souffrance au travail, me confrontant à mes propres entraves, au point d’entraîner une grosse crise existentielle.

C’est ainsi que j’ai découvert mon propre surdon, en cherchant comment changer ma posture professionnelle et mettre fin à mes questionnements incessants. Cette étape a occasionné de profondes remises en questions dont les conclusions m’ont poussée à me former en Sciences de l’Éducation. Pour comprendre enfin comment lutter contre la souffrance au travail, pour faire réellement bouger les entraves au changement, pour savoir comment gagner et faire gagner en humanité.

Et en découvrant les concepts de Sciences de l’Éducation, je n’ai pas seulement remis en cause ma posture professionnelle de formatrice, j’ai débloqué toutes sortes de problématiques liées à mon propre surdon et que j’ignorais jusqu’alors. Concrètement, cela m’a changé la vie, totalement et sans commune mesure, avec ce que j’avais pu comprendre jusque là.

J’ai ainsi commencé à élaborer des théories autour de l’accompagnement des publics HPI. Puis j’ai accompagné mes premiers clients en tenant compte de ces nouvelles grilles de lecture et les avancées furent vraiment très encourageantes.

Plus le temps a passé, plus je me suis rendue compte qu’une grande partie de la souffrance des surdoués naît d’un manque concret d’accompagnement éducatif approprié. Et que la grille de lecture des Sciences de l’Éducation apporte des clés et des pistes réelles pour que chaque personne HPI puisse parfaire son processus d’humanisation.

C’est ainsi qu’on se sent appartenir au monde et qu’on peut y construire sa place.

En vérité je peux accompagner qui veut, qui me fait confiance, qui a vraiment envie de bouger, indépendamment de son QI. Quand on a des compétences, elles sont transposables dans un maximum de situations, face à n’importe quel profil et heureusement ! Mais d’expérience, je peux affirmer qu’un accompagnement signifiant naît d’une vraie rencontre, d’une qualité de relation qui permet au client de se sentir rapidement compris et en confiance. Et qui permet au professionnel de se sentir à sa place, avec le sentiment que sa parole est légitime.

On n’attire pas n’importe quel public. On attire le public qui trouve du sens à votre discours et votre positionnement, mais aussi à tous les enjeux implicites qui luisent au détour de votre communication. Moi, j’attire deux types de publics : les HPI et les professionnels de l’Humain (profs, formateurs, thérapeutes, coachs, professionnels de santé). Parce qu’on a les mêmes codes et qu’on est habité par les mêmes questionnements, le même goût pour le savoir et l’humanisme, le même désir de comprendre le monde, d’y trouver une place respectueuse de soi et de l’autre.

Ces publics-là me font confiance, parce que je comprends rapidement les enjeux de ce qu’ils vivent et la qualité de mes retours s’en ressent forcément ! Ils se sentent enfin le droit de dire ce qui les traversent et c’est pour cela que j’oriente principalement mon activité auprès d’eux.

Je travaille donc essentiellement avec les publics HPI, mais pas seulement. Une partie de mon activité consiste également à former et accompagner les professionnels de l’Humain et de la transmission du savoir. Il m’arrive également de travailler avec des artistes et des étudiants en mal d’autorisation.

Toutes les situations de souffrance au travail, le faux-self, le sentiment d’imposture et de solitude, les difficultés relationnelles, la construction de sa place, les troubles de l’image de soi, la quête de l’ultra-performance, le rapport conflictuel à la norme, le burn-out…

En vérité, toute situation où on se sent bloqué, incapable d’agir autrement, pris dans un paradoxe ou une compulsion de répétition, avec un manque de souplesse et de pouvoir sur les situations. Quand l’horizon se bouche, la crise n’est pas loin. Et la crise est la conséquence directe d’un manque d’accompagnement. Quand on est accompagné, on redécouvre des moyens de se repositionner dans un monde en changement permanent et la crise n’est plus qu’une opportunité à saisir pour advenir à autre chose.

Tous les humains.

A tous les âges.

Dans tous les milieux.

L’accompagnement se passe sous forme d’entretiens individuels ou de groupe. J’interviens en présentiel mais aussi régulièrement par skype. Mes clients sont généralement des particuliers, mais je peux également proposer des accompagnements au sein des entreprises. Par exemple, auprès des profils atypiques qui ont du mal à s’adapter dans une équipe ou qui font un burn out.

Un accompagnement dure en général entre 6 et 12 séances. A raison d’un ou deux entretiens par mois. Les coachs demandent généralement de s’engager par contrat sur la durée, mais je ne pratique pas cela avec les particuliers. Je préfère fonctionner sur la confiance, entretien après entretien. Je sens rapidement quand l’implication est là, quand la relation va être dynamique, fructueuse et donner naissance à du réel changement. Et quand cela arrive, cela vaut tous les contrats du monde.

Avec les entreprises, les associations et les établissements scolaires, j’établis bien évidemment un contrat avec un nombre d’entretiens précis. Je fais également un compte-rendu des avancées du coaché auprès du commanditaire de la mission, en accord avec la déontologie de ma profession. Tout ce que je dis dans mon compte-rendu est toujours convenu et validé avec le coaché. Et son intérêt passe avant tout.

Pour les particuliers en individuel, le tarif tourne autour de 100 € de l’heure. J’ajuste mes tarifs au mieux en fonction des moyens de chacun.

Je suis la charte déontologique du Réseau Eval. Parce qu’elle a été écrite par mes maîtres et professeurs d’université, qu’elle est reconnue et appliquée par mes pairs, qu’elle est en accord avec ma conception de la pratique de l’accompagnement.

http://www.reseaueval.org/wp-content/uploads/2013/01/Charte-RE.pdf

TROUVEZ VRAIMENT À QUI PARLER !

Marie-Anna MORAND est accompagnatrice et formatrice, spécialisée en Sciences de l’Education (Master 2 d’Accompagnement des Ressources Humaines, Académie d’Aix-Marseille) et en Linguistique (Master 2 en Sémantique, Rhétorique et Argumentation, Académie d’Aix-Marseille).

Animée par un goût immodéré pour l’émancipation intellectuelle, la lutte contre l’aliénation ordinaire des Humains et la création individuelle de sens, elle travaille depuis 2013 avec les publics HPI autour de problématiques spécifiques telles que :

  • Le faux-self
  • La crise existentielle
  • La boulimie intellectuelle
  • L’hypercontrôle
  • Le sentiment d’imposture
  • L’isolement social
  • La souffrance au travail
  • La souffrance scolaire et dans tous les milieux de formation